lundi 6 janvier 2014

The Immigrant (James Gray, 2013)

Je suis d'autant plus déçu par ce film que j'avais beaucoup aimé Two Lovers (cf mon blog). Ce n'est pas que ce mélo charbonné manque de chair - mais la chair est opaque - ni même d'âme - mais c'est une âme au tombeau. Ce n'est pas non plus que le thème en soit usé, ce n'est pas que les acteurs soient mauvais (Joachim Phoenix en rajoute quand même un peu, surtout vers la fin ), c'est tout simplement que la mise en scène n'est pas charpentée ou, plutôt, que sa charpente soit si molle qu'elle se déforme sous le poids de la panade bilieuse qu'elle devrait in-former et soutenir. Quand la chair n'est pas du muscle mais du plomb, aucune charpente ne peut l'armer ni l'animer.

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