L'amitié [...] ignore les banqueroutes du sentiment et les faillites du plaisir. Après avoir donné plus qu'il n'a, l'amour finit par donner moins qu'il ne reçoit.
Balzac, La fausse maîtresse.
jeudi 28 février 2019
Figures médiatiques (423)
Le portrait en deux lignes d'Anne d'Autriche par le cardinal de Retz: "Elle avait assez de cette sorte d'esprit qui lui était nécessaire pour ne point paraître sotte à ceux qui ne la connaissaient point."
Mots de la fin (42)
J'ai trouvé le mot que je prononcerai en mourant, si le sacré Seigneur m'en laisse les moyens, et qui résumera toute ma vie: "Je regrette tout".
Paul Léautaud, Passe-temps, p.231.
Paul Léautaud, Passe-temps, p.231.
mercredi 27 février 2019
Estacadres (563)
L'amitié, l'amour des esprits est certes la plus grande richesse humaine, mais la caresse des corps peut seule donner une consistance à cet amour. Il y a du dieu et de l'enfant dans l'homme.
Mots de la fin (41)
Taine, deux heures avant sa mort, "voulut qu'on lui lût une page" de Sainte-Beuve. "Non, disait-il à sa fille, pas de philosophie, pas d'histoire, un volume des Causeries au hasard, pour entendre des idées claires."
Maurice Barrès, Mes Cahiers, I, p.227.
Maurice Barrès, Mes Cahiers, I, p.227.
lundi 25 février 2019
Estacadres (562)
L'amour est le futur; l'amitié le passé.
René Quinton, Maximes sur la guerre (206).
René Quinton, Maximes sur la guerre (206).
Figures médiatiques (421)
Les grands journaux se la disputent. Il suffit de lui donner un sujet, elle pond un texte. Il est souvent illisible, mais toujours très drôle.
J. Garcin, parlant de C. Angot, in L'Obs 2431 du 09/06/2011.
J. Garcin, parlant de C. Angot, in L'Obs 2431 du 09/06/2011.
dimanche 24 février 2019
Figures médiatiques (420)
Comme le puceron lanigère, le frelon asiatique et la mégère, qui est un papillon jaune, la Christine Angot réapparaît aux beaux jours.
J. Garcin, N.O. 2431, du 09/06/2011.
J. Garcin, N.O. 2431, du 09/06/2011.
jeudi 21 février 2019
Estacadres (560)
L'amitié seule aime et fait de la femme cet être humain à part entière après lequel je brame, tandis que l'amour s'aime.
Michèle Perrein, Le mâle aimant.
Michèle Perrein, Le mâle aimant.
Figures médiatiques (419)
Christine Angot: "Il n'y a pas de vérité hors de la littérature. (...) Nous, les écrivains, on la dit toute."
Et parfois même on la répète!"
F. Pagès, Hypertrophie de l'Angot, in Le canard enchaîné du 02/09/2015.
Et parfois même on la répète!"
F. Pagès, Hypertrophie de l'Angot, in Le canard enchaîné du 02/09/2015.
Mots de la fin (38)
L'abbé Bossut, mathématicien célèbre, se trouvait dans le coma lorsqu'un de ses amis lui chuchota dans l'oreille: "Le carré de 12? — 144!" dit Bossut en rendant l'âme. (1814).
mercredi 20 février 2019
Estacadres (559)
On ne peut pas vivre d'amour et d'eau fraîche, mais on peut vivre d'amour et de vin chambré.
Figures médiatiques (418)
A tire-larangot: extrait d'Hypertrophie de l'Angot, signé Frédéric Pagès in Le Canard enchaîné du 02/09/2015: "Son style a la sécheresse d'un biscuit pour cap-horniers. Amateurs d'écriture, même "blanche", abandonnez ici tout espoir!"
Mots de la fin (37)
Marinette, pour la première fois, je vais te faire une grosse, une très grosse peine!
Jules Renard, 1910.
Jules Renard, 1910.
mardi 19 février 2019
Estacadres (558)
Seul l'amour est fugitivement capable d'abolir la frontière entre l'art et la réalité.
Figures médiatiques (417)
Une telle leçon de médiocrité ne peut être donnée que par un pur artiste. Ce repli narcissique de vieille gamine desséchée par une avarice sénile dégoûte un peu. C'est là le vrai génie: un grand écrivain a l'audace de savoir nous écœurer. Angot est une sainte de la pauvreté d'esprit, que s'acharnent à crucifier quelques intellectuels haineux et bien nourris.
Pierre Jourde, La littérature sans estomac, p.83.
Pierre Jourde, La littérature sans estomac, p.83.
Mots de la fin (36)
Chamfort, en refusant l'extrême-onction: "Je vais faire semblant de ne pas mourir." (1794).
Crâne
Au Petit Varia de Bruxelles, Antoine Laubin et son équipe ont réalisé une adaptation originale et forte du dernier "roman" de Patrick Declerck.
Crâne est un titre riche qui sent l'os, l'affrontement, la fanfaronnade, et qui dit tout du personnage qui s'y projette.
Impossible de ne pas reconnaître Patrick Declerck, qu'après Dehors et Démons me turlupinant Laubin met de nouveau en scène. L'auteur est un obsédé du langage, du langage comme fin et comme moyen.
Il s'opère avec ses mots, ayant auparavant opéré les mots eux-mêmes.
La pièce avance en trois temps. Disons d'abord que mettre en scène une opération à crâne ouvert relève de la gageure. Affronter l'angoisse en faisant mine de lui faire la nique, affronter l'intervention avec humour et bravoure, s'abandonner à l'humanité des sentiments et à la modestie du petit homme, quand l'épreuve est passée, voilà les trois mouvements, andantino, vivace, largo, qu'incarnent tour à tour - dans un décor ajusté - les acteurs Jérôme, Hervé et Renaud, avec une pertinente manière: le premier marche et démarche, le deuxième travaille au corps, et le troisième panse et pense.
Il est évident que le moment le plus spectaculaire, le plus proprement dramatique, est le moment de l'intervention: c'est celui où Philippe incarne le plus crânement l'auteur. Cette acmé donne son sens à ce qui précède et à ce qui suit. Elle fait de la vie, aux confins de la mort, un théâtre à la fois beckettien et shakespearien. Nous sommes tous de grands petits hommes. Nous ne sommes rien mais ce rien nous est tout, et cet aphorisme est vieux comme les mondes.
A redire? Ben, c'est du Declerck. L'anti Woody Allen, le diseur de "Foutre!" à la fois puéril et carabin. D'une misanthropie touchante mais d'un humour cynique, le contraire de l'humour juif charitable, humble et plein de cette "tendresse de pitié" chère à Albert Cohen.
Mais il nous remue malgré lui, ce bourru bienfaisant qui se vante de mal faire. C'est un Léautaud compatissant.
Crâne est un titre riche qui sent l'os, l'affrontement, la fanfaronnade, et qui dit tout du personnage qui s'y projette.
Impossible de ne pas reconnaître Patrick Declerck, qu'après Dehors et Démons me turlupinant Laubin met de nouveau en scène. L'auteur est un obsédé du langage, du langage comme fin et comme moyen.
Il s'opère avec ses mots, ayant auparavant opéré les mots eux-mêmes.
La pièce avance en trois temps. Disons d'abord que mettre en scène une opération à crâne ouvert relève de la gageure. Affronter l'angoisse en faisant mine de lui faire la nique, affronter l'intervention avec humour et bravoure, s'abandonner à l'humanité des sentiments et à la modestie du petit homme, quand l'épreuve est passée, voilà les trois mouvements, andantino, vivace, largo, qu'incarnent tour à tour - dans un décor ajusté - les acteurs Jérôme, Hervé et Renaud, avec une pertinente manière: le premier marche et démarche, le deuxième travaille au corps, et le troisième panse et pense.
Il est évident que le moment le plus spectaculaire, le plus proprement dramatique, est le moment de l'intervention: c'est celui où Philippe incarne le plus crânement l'auteur. Cette acmé donne son sens à ce qui précède et à ce qui suit. Elle fait de la vie, aux confins de la mort, un théâtre à la fois beckettien et shakespearien. Nous sommes tous de grands petits hommes. Nous ne sommes rien mais ce rien nous est tout, et cet aphorisme est vieux comme les mondes.
A redire? Ben, c'est du Declerck. L'anti Woody Allen, le diseur de "Foutre!" à la fois puéril et carabin. D'une misanthropie touchante mais d'un humour cynique, le contraire de l'humour juif charitable, humble et plein de cette "tendresse de pitié" chère à Albert Cohen.
Mais il nous remue malgré lui, ce bourru bienfaisant qui se vante de mal faire. C'est un Léautaud compatissant.
Libellés :
Antoine Laubin,
chirurgie éveillée,
Compagnie De Facto,
Crâne,
Hervé Piron,
Jérôme Nayer,
Patrick Declerck,
Philippe Jeusette,
Renaud Van Camp
vendredi 15 février 2019
Estacadres (557)
L'absolu de l'amour se connaît à l'inquiétude perpétuelle de celui qui aime.
Rien ne l'apaise entièrement, car, au degré suprême, l'amour est une volonté de créer l'être qu'il a pris pour objet. C'est une œuvre de genre étrange et désespérée, dont cet être est un fragment, un moment, une ébauche, une idée; et qui se contente de cela ne sera jamais le grand artiste créateur de ce malheur insigne: un véritable amour.
Paul Valéry, Mauvaises pensées, éd. Rivages poche, p.84.
Rien ne l'apaise entièrement, car, au degré suprême, l'amour est une volonté de créer l'être qu'il a pris pour objet. C'est une œuvre de genre étrange et désespérée, dont cet être est un fragment, un moment, une ébauche, une idée; et qui se contente de cela ne sera jamais le grand artiste créateur de ce malheur insigne: un véritable amour.
Paul Valéry, Mauvaises pensées, éd. Rivages poche, p.84.
Figures médiatiques (416)
Il y a les écrivains et il y a les écrituriers (surtout les écriturières), c'est-à-dire ceux qui ne font pas la différence entre le roman ou le récit qu'ils sont censés écrire, et leur journal intime, comme Christine Angot. C'est peut-être de l'art brut*... (?)
*Oxymore.
*Oxymore.
Mots de la fin (35)
Les dernières paroles de Fernando Pessoa: "Donnez-moi mes lunettes." Il ne voulait pas entrer dans l'autre monde sans y voir.
In Nocturne indien, d'Antonio Tabucchi (10/18 p.65).
In Nocturne indien, d'Antonio Tabucchi (10/18 p.65).
jeudi 14 février 2019
estacadres (556)
Mon mari ne me regarde plus, et pourtant il me dit qu'il m'aime. Dois-je le croire?
P.-S. J'ai oublié de vous dire: il est aveugle.
P.-S. J'ai oublié de vous dire: il est aveugle.
Figures médiatiques (415)
Comment adhérer à la représentation littéraire d'une époque dont les grands auteurs sont Houellebecq et Angot?
mercredi 13 février 2019
Estacadres (555)
... Les amants ne mourront pas sans avoir connu l'extase d'être, sans avoir senti battre leur âme au rythme de leur cœur, puisqu'un jour au moins ils se seront abandonnés dans un creux abrité du temps et se seront "aimés une heure sur le rebord du monde".
Edith Wharton, Terminus, p.139.
Edith Wharton, Terminus, p.139.
Figures médiatiques (414)
Qui n'a pas dit son mot sur Angot et Houellebecq, les deux toxines les plus puissantes du roman français actuel?
François Gorin, Télérama 2958 du 20/09/06.
François Gorin, Télérama 2958 du 20/09/06.
mardi 12 février 2019
Figures médiatiques (413)
Un écrivain est un aristocrate (je ne parle pas des écrituriers comme Angot). Mais un berger ou un gardien de phare aussi.
Mots de la fin (32)
Et n'oubliez pas d'ouvrir la fenêtre, demain.
Pasternak, en mourant, à 11h du soir.
Pasternak, en mourant, à 11h du soir.
dimanche 10 février 2019
Estacadres (553)
Quand le double courant de la mutualité ne passe plus dans les deux sens, l'amour aimant dépérit dans le désert de sa solitude dépareillée et meurt d'inanition.
V. Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé, folio essais, p.158.
V. Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé, folio essais, p.158.
Figures médiatiques (412)
[Christine Angot] ... championne hors concours de l'"écriture"*.
M. Fumaroli, Le Monde des Livres du 01/09/06.
*..."l'"écriture, substitut de la littérature pratiqué par un nombre croissant d'"écrivaines"." (Fumaroli).
M. Fumaroli, Le Monde des Livres du 01/09/06.
*..."l'"écriture, substitut de la littérature pratiqué par un nombre croissant d'"écrivaines"." (Fumaroli).
Mots de la fin (31)
Dans son livre intitulé Slogan, mon amour, Marie-José Jaubert cite le cas de ce condamné à mort qui, en 1890, à Baltimore, avait passé contrat avec un chapelier de la ville et devait dire, avant de mourir: "Tout ce que j'ai à dire en ce moment, c'est que Mr Blank fabrique les meilleurs chapeaux d'hommes à deux dollars!" Ce qu'il fit, et sa veuve en fut récompensée.
samedi 9 février 2019
Estacadres (552)
Le véritable amour "partagé" est celui où l'amour aimant et l'amour aimé, où l'actif et le passif se renforcent et s'exaltent l'un l'autre à l'envi. L'amour, grâce à cette mutualité, se sent à la fois aimant et aimé, efférent et afférent, et par là-même se sent vivre.
V. Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé, folio essais p. 158.
V. Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé, folio essais p. 158.
Figures médiatiques (411)
Angot, "entre le ressentiment au vitriol et les sanglots du kitsch sentimental"
Marc Fumaroli, Le Monde des livres du 01/09/06.
Marc Fumaroli, Le Monde des livres du 01/09/06.
Mots de la fin (30)
Menacé d'être livré à la Gestapo, Walter Benjamin s'empoisonne en 1940, en laissant cette phrase: "C'est seulement par ceux qui sont sans espoir que l'espoir m'est donné".
Estacadres (551)
L'amour heureux, l'amour lumineux, lui, s'accomplit dans la plénitude de la réciprocité. Ici l'amant et l'aimé ne se confondent pas... Car telle est la corrélation de mutualité: tout se passe comme si l'amour dont je suis l'aimé était un ingrédient de l'amour par lequel je vous aime.
Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé (folio essais, p.158).
Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé (folio essais, p.158).
vendredi 8 février 2019
Mots de la fin (29)
Eh bien, nous nous en sommes bien tiré.
Schopenhauer, sur un papier, avant de mourir.
Schopenhauer, sur un papier, avant de mourir.
jeudi 7 février 2019
Estacadres (550)
Le pur amour est fusion avec l'aimé et plus encore: perdition dans l'aimé, et quant à l'amour captatif, amour glouton, il dévore l'aimé pour en faire son aliment.
V. Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé, folio essais, p.158.
V. Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé, folio essais, p.158.
Figures médiatiques (409)
Sainte Angèle de Foligno, qui vécut au 13e siècle, se réjouissait que tous ses parents soient morts; ainsi elle pouvait se consacrer à Dieu tout entière.
mercredi 6 février 2019
Estacadres (549)
Il est vrai que la plénitude dans la mutualité amoureuse est aussi puissante que le désintéressement; car ce que Lulle oppose à l'amour extatique, ce n'est pas l'amour captatif et possessif, mais l'amour réciproque.
V. Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé (folio essais, p.158)
V. Jankélévitch, Quelque part dans l'inachevé (folio essais, p.158)
Figures médiatiques (408)
On disait de Lou Andreas-Salomé: "Neuf mois après qu'elle avait planté son regard dans celui d'un homme, celui-ci accouchait d'un chef-d'œuvre".
Mots de la fin (27)
Hugo, au cours de son agonie: "C'est ici le combat du jour et de la nuit". Enfin, en mourant, il s'écrie: "Je vois de la lumière noire". (cf le vers fameux: "Cet affreux soleil noir d'où rayonne la nuit").
mardi 5 février 2019
Figures médiatiques (407)
Je n'ai cessé d'avoir à grandir et grandir encore (...) jusqu'à retrouver ma jeunesse.
Lou Andreas-Salomé, Lettre (de rupture) à Rilke, 21/02/1901.
Lou Andreas-Salomé, Lettre (de rupture) à Rilke, 21/02/1901.
Mots de la fin (26)
Maurras était sourd, mais au moment de mourir il murmura: "Pour la première fois, j'entends venir quelqu'un..."
lundi 4 février 2019
Estacadres (547)
Faites la paix, pas l'amour.
Amos Oz, s'adressant à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens.
Amos Oz, s'adressant à la fois aux Israéliens et aux Palestiniens.
Figures médiatiques (406)
On pourrait dire du cinéma régressif de Wes Anderson qu'il "progresse" à regret. On s'attend, dans un prochain film, à voir marcher ses personnages à reculons.
dimanche 3 février 2019
Estacadres (546)
Tristan et Iseult s'aiment parce qu'ils ont bu un philtre d'amour? Au début. Mais le philtre était programmé pour trois ans, et ils se sont aimés jusqu'à la mort.
Figures médiatiques (405)
Günther Anders (le premier mari d'Hannah Arendt) s'appelait en réalité Günther Stern. Emigré aux USA, le philosophe survit en écrivant dans des journaux. Comme il signe beaucoup d'articles, le rédacteur en chef d'un des journaux lui demande de s'appeler "autrement" (anders en allemand), ce que Stern applique à la lettre.
Mots de la fin (24)
Le jour de Noël 1837, Grimod de La Reynière demanda un verre d'eau et le vida d'un trait. Puis, soupirant, s'éteignit. Avant de boire, il avait dit: "Au moment de paraître devant Dieu, je veux me réconcilier avec mon plus mortel ennemi."
samedi 2 février 2019
Estacadres (545)
Quelquefois, au milieu de la nuit, un rêve m'éveillait. Tordu par un spasme de désir, j'étreignais mon oreiller. Une ou deux fois même, des larmes se mirent à jaillir de mes yeux. Car je savais, malgré tout, que ce désir était totalement destructif, qu'il ne serait jamais assouvi, et que rien ne saurait jamais m'en délivrer.
Frédéric Prokosch, Mal d'amour, in Un chant d'amour (Babel, p. 255)
Frédéric Prokosch, Mal d'amour, in Un chant d'amour (Babel, p. 255)
Figures médiatiques (404)
Amiel, le mal nommé, qu'un acide rongeait
Jusqu'au cercle intérieur où son âme nageait.
Jusqu'au cercle intérieur où son âme nageait.
Mots de la fin (23)
L'aquarelliste et botaniste Pierre-Joseph Redouté mourut en 1840 alors qu'il dessinait un lis.
vendredi 1 février 2019
Estacadres (544)
Sa destinée était de traverser ce monde en passant d'un Paolo à un autre; il y aurait un Pedro, puis un Pavel, ensuite un Anton suivi d'un Ahmed jusqu'à ce qu'elle ait parcouru d'une borne à l'autre toute l'étendue de sa terre d'exil. Et je ne pourrais jamais être pour elle, au long de cette marche triomphale, qu'une espèce de compagnon de jeu plein d'indulgence, un petit confident au sourire forcé.
F. Prokosch, Mal d'amour, in Un chant d'amour (Babel, p.255)
F. Prokosch, Mal d'amour, in Un chant d'amour (Babel, p.255)
Mots de la fin (22)
Il y a encore beaucoup à dire en do majeur...
(L'avant-dernière parole de Schönberg).
(L'avant-dernière parole de Schönberg).
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