dimanche 30 avril 2017
samedi 29 avril 2017
Faits et dits enfantins (356)
Françoise joue les premières mesures de Peer Gynt et Marie (6 ans) fond en larmes. "Parce que c'est trop beau."
Bastien (6 ans) : "1592? Montaigne il est mort en 1592? Y a 400 ans?... Alors c'est un très très vieux fantôme!"
Quelques instants plus tard : "Est-ce que les vieux fantômes ils parlent comme nous?"
Bastien (6 ans) : "1592? Montaigne il est mort en 1592? Y a 400 ans?... Alors c'est un très très vieux fantôme!"
Quelques instants plus tard : "Est-ce que les vieux fantômes ils parlent comme nous?"
vendredi 28 avril 2017
Faits et dits enfantins (355)
Marie (6 ans) : "Pourquoi Dracula boit pas le sang des animaux pour que les gens soient pas morts?"
Bastien (6 ans) dit : "Le singe, c'est notre cousin éloigné. Eloigné, ça veut dire qu'il est parti, loin de nous..."
Bastien (6 ans) dit : "Le singe, c'est notre cousin éloigné. Eloigné, ça veut dire qu'il est parti, loin de nous..."
jeudi 27 avril 2017
Faits et dits enfantins (354)
Marie (6 ans) : "Mais calmez-moi plus parlément!"
Bastien (6 ans) : "Le Ciel i' va jamais mourir? Alors je voudrais être le Ciel!"
Bastien (6 ans) : "Le Ciel i' va jamais mourir? Alors je voudrais être le Ciel!"
mercredi 26 avril 2017
Faits et dits enfantins (353)
Je dis à ma fille (6 ans) :"Marie, tu sais, il ne faut pas dire aux gens des choses méchantes et qui peuvent leur faire de la peine.
— Oui, surtout si on les pense!"
Bastien (6 ans) dit: "Est-ce qu'un livre ça se jette?"
"Si j'étais un livre, je voudrais pas que tu me donnes."
— Oui, surtout si on les pense!"
Bastien (6 ans) dit: "Est-ce qu'un livre ça se jette?"
"Si j'étais un livre, je voudrais pas que tu me donnes."
mardi 25 avril 2017
Faits et dits enfantins (352)
On a donné à Marie (6 ans), pour qu'elle y serre ses dents de lait, une petite bonbonnière en porcelaine historiée. Hier elle dit: "Est-ce qu'il y aura assez de place pour que j'y mette toutes mes dents?"
Mars 92. Alors que nous cherchons une formule ou un slogan pour stigmatiser le chef de l'extrême-droite montante, Bastien (6 ans) sort tout à coup : "Le Pen, la peine!"
Mars 92. Alors que nous cherchons une formule ou un slogan pour stigmatiser le chef de l'extrême-droite montante, Bastien (6 ans) sort tout à coup : "Le Pen, la peine!"
lundi 24 avril 2017
Faits et dits enfantins (351)
Je relis avec Marie (6 ans) les contes de Grimm. C'est autrement fascinant que la comtesse (de Ségur). Et merveilleux.
Bastien (6 ans) dit : "C'est chiant [sic] en avion. On dirait toujours qu'y a l'feu... à cause des nuages!"
Bastien (6 ans) dit : "C'est chiant [sic] en avion. On dirait toujours qu'y a l'feu... à cause des nuages!"
dimanche 23 avril 2017
Faits et dits enfantins (350)
Je demande à ma fille (6 ans) : "Marie, quel est de ces trois noms celui que tu préfères (1): Hesdin, Compiègne ou Fontainebleau?
— Fontainebleau.
— Et de ces trois : assurance, amadou, aristocrarie? (2)
— Amadou.
— Et de ces trois : poésie, subversion, société?
— Poésie. "
Je remarque que ses réponses n'ont pas été influencées par la place ou la longueur du mot. Quant à la dialectique du sens et des sonorités, elle reste ouverte... (2)
(1) Alexandrin spontané.
(2) "C'est pas beau aristocratie , on dirait de la crasse !"
Bastien (6 ans) dit : "Si j'étais né en l'an 2000, quand j'aurais 222 ans on serait en 2222!"
— Fontainebleau.
— Et de ces trois : assurance, amadou, aristocrarie? (2)
— Amadou.
— Et de ces trois : poésie, subversion, société?
— Poésie. "
Je remarque que ses réponses n'ont pas été influencées par la place ou la longueur du mot. Quant à la dialectique du sens et des sonorités, elle reste ouverte... (2)
(1) Alexandrin spontané.
(2) "C'est pas beau aristocratie , on dirait de la crasse !"
Bastien (6 ans) dit : "Si j'étais né en l'an 2000, quand j'aurais 222 ans on serait en 2222!"
Estacadres (34)
Mauvais chanteur ne brise verre.
Variante 1 : Chants ordinaires ne brisent verre.
———— 2 : Bruits ordinaires ne brisent verre.
Variante 1 : Chants ordinaires ne brisent verre.
———— 2 : Bruits ordinaires ne brisent verre.
jeudi 20 avril 2017
Des gens sans importance ( Henri Verneuil, 1955)
Dans ma mémoire se sont longtemps confondus deux films, que j'ai revus tous les 5 ou 10 ans : Des gens sans importance, et Le Désordre et la nuit (Gilles Grangier, 1958). A part la proximité alphabétique et quelque peu fantomale des titres, l'époque, et l'emploi d'acteurs comme Frankeur et Gabin, ces deux films sont pourtant très différents.
Passons sur Le Désordre et la nuit. En 98, je note qu'il est "peut-être le meilleur film de Grangier. Pas un chef-d'œuvre mais un bon polar noir à la française et à l'ancienne. Musique (jazz) excellente."
En 2002, seulement 4 ans après, j'écris : " Revu Le Désordre et la nuit, dont je n'avais gardé aucun souvenir. Pas mal, mais bavard (Audiard) et mou du genou (Grangier?)"
En 2008, enfin : "Troisième vision du Désordre et la nuit, celle de trop. Je n'ai pas pu regarder jusqu'au bout ce film invraisemblable et languissant."
Pour le film de Verneuil, depuis 30 ans je n'ai pas varié. Loin de le considérer comme un produit démodé de la "qualité française" des années cinquante ( c'est l'appréciation de Jean Tulard), je partage le sentiment de Pierre Murat, pour qui il s'agit du meilleur film d'Henri Verneuil : on y voit vivre tragiquement des gens modestes, et le réalisateur éprouve "de la tendresse pour ses personnages".
Verneuil n'a pas toujours fait donner la grosse artillerie commerciale. La grisaille et l'absence d'espoir des petites gens , il les a senties. Tellement que, presque les larmes aux yeux, j'ai vu remonter avec ce film, toute la part étriquée de mon enfance(1), la vie rabiotée du petit commerce et du deux-pièces cuisine. Inspiration naturaliste et rigueur néo-réaliste. L'espoir populaire a été enterré avec la guerre. Le populisme va se muer en poujadisme : la France est petite, et cependant la France des petits est en train de craquer.
Gabin est ici au centre d'une distribution nette et sans bavure. Sobre, il n'est plus le jeune premier qu'accable le destin, il n'est pas encore le "tonitruand" qui jacte l'Audiard et se vulgarise en s'embourgeoisant. Il est un homme mûr lesté d'humanité.
La scène la plus forte du film est celle de l'agonie de la jeune femme, à l'avant de la bétaillère, en plein nulle part, la nuit, dans le brouillard, avec, pour musique dernière, le meuglement des bœufs et le bêlement des moutons convoyés vers l'abattoir. Mais l'atmosphère de déréliction empoissait le film dès sa toute première image : on y voit un café routier isolé, flanqué de sa pompe à essence "Azur" ( dérision? Incongruité? Ironie?) , battu par la pluie et le vent, pauvre havre avec sa chaleur maigre. Même les bonnes n'y restent pas... On se croirait dans la plaine du Pô, ou dans l'Amérique paumée des petits Blancs. Le cafard, d'emblée, est installé.
(1) Le charme de quelques films français du début des années cinquante (j'avais entre 7 et 12 ans), indépendamment de leur valeur artistique ( il peut s'agir aussi bien de Jour de fête, Le Ciel est à vous, Rendez-vous de juillet ou Des gens sans importance que de Gas oil, Le Trou normand, La Marie du port ou Le Boulanger de Valorgues ) le charme permanent de ces films tient au fait qu'ils ont étés tournés à une époque où j'étais déjà ou encore un enfant attentif, non pas aux idées, aux concepts, aux constructions intellectuelles, mais à une sorte d'atmosphère mentale, à un fluide ambiant, un air du temps, comme on dit. Comment appeler pour nous ce que les Américains, les Britanniques ou les Juifs, par exemple, nomment quant à eux americana, britannica, judaïca ? Francité historico-sociale ? Gallica d'époque ? Comment dire savamment et synthétiquement "France des années cinquante" ? Gallia annorum quinquaginta?
Bref. Toujours est-il que revoir un de ces films ( il y en a cent ou deux cents autres), c'est comme voir jaillir une fontaine de Vaucluse. C'est à chaque fois la résurgence d'un temps enf(o)ui dont j'ai été un peu l'acteur et beaucoup le témoin, un temps tellement pelliculé en noir et blanc que j'ai le sentiment de l'avoir vécu ainsi, un temps qui, traité par le souvenir, entremêle dans le même clair-obscur et avec une même vérité "objective", ce que j'ai réellement vécu et ce que j'ai fantasmé à travers les livres et surtout, le cinéma.
Passons sur Le Désordre et la nuit. En 98, je note qu'il est "peut-être le meilleur film de Grangier. Pas un chef-d'œuvre mais un bon polar noir à la française et à l'ancienne. Musique (jazz) excellente."
En 2002, seulement 4 ans après, j'écris : " Revu Le Désordre et la nuit, dont je n'avais gardé aucun souvenir. Pas mal, mais bavard (Audiard) et mou du genou (Grangier?)"
En 2008, enfin : "Troisième vision du Désordre et la nuit, celle de trop. Je n'ai pas pu regarder jusqu'au bout ce film invraisemblable et languissant."
Pour le film de Verneuil, depuis 30 ans je n'ai pas varié. Loin de le considérer comme un produit démodé de la "qualité française" des années cinquante ( c'est l'appréciation de Jean Tulard), je partage le sentiment de Pierre Murat, pour qui il s'agit du meilleur film d'Henri Verneuil : on y voit vivre tragiquement des gens modestes, et le réalisateur éprouve "de la tendresse pour ses personnages".
Verneuil n'a pas toujours fait donner la grosse artillerie commerciale. La grisaille et l'absence d'espoir des petites gens , il les a senties. Tellement que, presque les larmes aux yeux, j'ai vu remonter avec ce film, toute la part étriquée de mon enfance(1), la vie rabiotée du petit commerce et du deux-pièces cuisine. Inspiration naturaliste et rigueur néo-réaliste. L'espoir populaire a été enterré avec la guerre. Le populisme va se muer en poujadisme : la France est petite, et cependant la France des petits est en train de craquer.
Gabin est ici au centre d'une distribution nette et sans bavure. Sobre, il n'est plus le jeune premier qu'accable le destin, il n'est pas encore le "tonitruand" qui jacte l'Audiard et se vulgarise en s'embourgeoisant. Il est un homme mûr lesté d'humanité.
La scène la plus forte du film est celle de l'agonie de la jeune femme, à l'avant de la bétaillère, en plein nulle part, la nuit, dans le brouillard, avec, pour musique dernière, le meuglement des bœufs et le bêlement des moutons convoyés vers l'abattoir. Mais l'atmosphère de déréliction empoissait le film dès sa toute première image : on y voit un café routier isolé, flanqué de sa pompe à essence "Azur" ( dérision? Incongruité? Ironie?) , battu par la pluie et le vent, pauvre havre avec sa chaleur maigre. Même les bonnes n'y restent pas... On se croirait dans la plaine du Pô, ou dans l'Amérique paumée des petits Blancs. Le cafard, d'emblée, est installé.
(1) Le charme de quelques films français du début des années cinquante (j'avais entre 7 et 12 ans), indépendamment de leur valeur artistique ( il peut s'agir aussi bien de Jour de fête, Le Ciel est à vous, Rendez-vous de juillet ou Des gens sans importance que de Gas oil, Le Trou normand, La Marie du port ou Le Boulanger de Valorgues ) le charme permanent de ces films tient au fait qu'ils ont étés tournés à une époque où j'étais déjà ou encore un enfant attentif, non pas aux idées, aux concepts, aux constructions intellectuelles, mais à une sorte d'atmosphère mentale, à un fluide ambiant, un air du temps, comme on dit. Comment appeler pour nous ce que les Américains, les Britanniques ou les Juifs, par exemple, nomment quant à eux americana, britannica, judaïca ? Francité historico-sociale ? Gallica d'époque ? Comment dire savamment et synthétiquement "France des années cinquante" ? Gallia annorum quinquaginta?
Bref. Toujours est-il que revoir un de ces films ( il y en a cent ou deux cents autres), c'est comme voir jaillir une fontaine de Vaucluse. C'est à chaque fois la résurgence d'un temps enf(o)ui dont j'ai été un peu l'acteur et beaucoup le témoin, un temps tellement pelliculé en noir et blanc que j'ai le sentiment de l'avoir vécu ainsi, un temps qui, traité par le souvenir, entremêle dans le même clair-obscur et avec une même vérité "objective", ce que j'ai réellement vécu et ce que j'ai fantasmé à travers les livres et surtout, le cinéma.
Faits et dits enfantins (349)
Marie (6 ans) n'imagine pas que le calcul soit illimité et que l'on ne puisse cesser de compter un jour. Je lui dis : "Pense que tu doives compter les grains de sable d'une plage, tu ne finiras jamais...
— Oui, mais y a des plages petites!"
Bastien (6 ans) dit : "Quand on est brun, c'est sûr qu'on a plein de poils, hein?" [ Il est très blond].
— Oui, mais y a des plages petites!"
Bastien (6 ans) dit : "Quand on est brun, c'est sûr qu'on a plein de poils, hein?" [ Il est très blond].
Estacadres (33)
Une seule plume ne fait pas voler tout un oiseau.
Variante 1 : La plume ne fait pas voler l'oiseau.
Variante 2 : L'oiseau ne vole pas d'une plume.
Variante 1 : La plume ne fait pas voler l'oiseau.
Variante 2 : L'oiseau ne vole pas d'une plume.
mercredi 19 avril 2017
Faits et dits enfantins (348)
Marie (6 ans) dit : "des nombreuses familles" pour "des familles nombreuses".
Bastien (6 ans) dit :"J'aime bien avoir la tête froide et les pieds chauds".
Bastien (6 ans) dit :"J'aime bien avoir la tête froide et les pieds chauds".
mardi 18 avril 2017
Faits et dits enfantins (347)
Marie (6 ans) aime la musique de Jeux interdits. Nous lui avons offert l'arrangement de Narcisso Yepes, et Françoise, le soir, quand sa fille est couchée, lui joue le thème, au piano, plusieurs fois de suite...
Bastien (6 ans) : "Maman tue les mouches, mais papa non". (Moi, in petto : "Je préfère les branler").
Bastien (6 ans) : "Maman tue les mouches, mais papa non". (Moi, in petto : "Je préfère les branler").
lundi 17 avril 2017
Faits et dits enfantins (346)
Nine (7 ans 1/2) vient du salon vers la cuisine, se plante devant moi, pose sur la table un petit coffret qu'elle ouvre, et me dit, les poings sur les hanches : "Alors, Gégé, je croyais que tu ne fumais plus! Qu'est-ce que c'est que ça?" La boîte, en effet, contient un paquet de clopes entamé...
" C'est pas à moi, c'est à Mamet!
— C'est ça, oui."
" C'est pas à moi, c'est à Mamet!
— C'est ça, oui."
dimanche 16 avril 2017
Faits et dits enfantins (345)
Marie (6 ans) : "Pourquoi les cauchemars se réalisent pas?"
"Comment on fait pour dormir?"
Bastien (6 ans) : "Toi, papa, t'es trop exigeant. Tu m'excèdes".
"Comment on fait pour dormir?"
Bastien (6 ans) : "Toi, papa, t'es trop exigeant. Tu m'excèdes".
jeudi 13 avril 2017
Faits et dits enfantins (344)
Marie (6 ans) m'appelle Gégé quand elle va bien, et papa quand elle va mal.
Je fredonne un air de rock et demande à Bastien (6 ans) si ça lui plaït. "C'est nul à chier, répond-il avec un sourire réjoui.
— Mais enfin, écoute ce rythme, cette montée, cette descente...
— C'est de la shit! de la Scheize!"
Je fredonne un air de rock et demande à Bastien (6 ans) si ça lui plaït. "C'est nul à chier, répond-il avec un sourire réjoui.
— Mais enfin, écoute ce rythme, cette montée, cette descente...
— C'est de la shit! de la Scheize!"
Estacadres (28)
Dans la nuit noire, sur la pierre noire, la fourmi noire, Dieu la voit. (Proverbe arabe)
mercredi 12 avril 2017
Faits et dits enfantins (343)
Marie (6 ans) : "Quand je serai grande et que j'aurai un bon ami, je lui dirai un jour : "Bon, écoute, maintenant on est trop amis, il faut qu'on se marie!"
Nous parlons de fantômes. Bastien (6 ans): "On peut pas leur faire mal quand on les cogne sans les voir?
— Non, ils n'ont pas de corps.
— Comment on sait qu'ils sont là?
— On ne le sait pas.
— Ils nous voient?
— oui.
— Ils ont quel âge?
— Tous les âges, comme nous.
— A nous ils nous parlent pas, mais est-ce qu'ils se parlent entre eux?
— Oui, mais sans bruit. Ils se parlent avec l'esprit.
— Nous, quand on sera des fantômes, est-ce qu'on saura se reconnaître, est-ce qu'on vivra toujours ensemble?
— Toujours et pour toujours."
Trois jours plus tard : "Est-ce que les fantômes ça peut éternuer?"
Bastien interrompt sa sœur (14 ans) qui était en train de chanter "Quand je serai une femme"...
— Peut-être tu deviendras jamais une femme...
— Alors ça! qu'est-ce que tu veux que je devienne?
— Ben, un fantôme!"
Nous parlons de fantômes. Bastien (6 ans): "On peut pas leur faire mal quand on les cogne sans les voir?
— Non, ils n'ont pas de corps.
— Comment on sait qu'ils sont là?
— On ne le sait pas.
— Ils nous voient?
— oui.
— Ils ont quel âge?
— Tous les âges, comme nous.
— A nous ils nous parlent pas, mais est-ce qu'ils se parlent entre eux?
— Oui, mais sans bruit. Ils se parlent avec l'esprit.
— Nous, quand on sera des fantômes, est-ce qu'on saura se reconnaître, est-ce qu'on vivra toujours ensemble?
— Toujours et pour toujours."
Trois jours plus tard : "Est-ce que les fantômes ça peut éternuer?"
Bastien interrompt sa sœur (14 ans) qui était en train de chanter "Quand je serai une femme"...
— Peut-être tu deviendras jamais une femme...
— Alors ça! qu'est-ce que tu veux que je devienne?
— Ben, un fantôme!"
mardi 11 avril 2017
Faits et dits enfantins (342)
Marie (6 ans) : "Maman, j'aimerais bien qu'un de mes enfants [ ses poupées, baigneurs, etc.] soit vivant!... Le plus mou."
"Bastien, tu vas être malade si tu regardes ce film [ Terminator].
— Ben, je l'suis déjà. J'ai une angine."
"Bastien, tu vas être malade si tu regardes ce film [ Terminator].
— Ben, je l'suis déjà. J'ai une angine."
dimanche 9 avril 2017
Faits et dits enfantins (341)
Marie (6 ans) me dit que ce qu'elle préfère actuellement parmi les nombres et les couleurs, c'est le onze et le jaune.
Bastien ( 6 ans) a perdu sa deuxième dent, probablement avalée en mangeant. Il se demande si la souris va quand même passer et place à tout hasard sous son oreiller ce petit carton : "Pettite [ mais il se ravise et barre ce premier mot] Souris j'ai avalèe ma dent" [ sic] . Puis il attend...
Bastien ( 6 ans) a perdu sa deuxième dent, probablement avalée en mangeant. Il se demande si la souris va quand même passer et place à tout hasard sous son oreiller ce petit carton : "Pettite [ mais il se ravise et barre ce premier mot] Souris j'ai avalèe ma dent" [ sic] . Puis il attend...
samedi 8 avril 2017
Faits et dits enfantins (340)
Marie (6 ans) :"Un jumeau, ça n'existe pas."
J'ai l'habitude de demander à Bastien (6 ans) si les chattes, assises ou couchées sur le grand radiateur de la cuisine, sont "symétriques ou parallèles". Ce matin, posant ses chaussures sur le petit radiateur, il me regarde en souriant puis me dit: "Alors?
— Alors quoi?
— Symétriques ou parallèles?"
J'ai l'habitude de demander à Bastien (6 ans) si les chattes, assises ou couchées sur le grand radiateur de la cuisine, sont "symétriques ou parallèles". Ce matin, posant ses chaussures sur le petit radiateur, il me regarde en souriant puis me dit: "Alors?
— Alors quoi?
— Symétriques ou parallèles?"
jeudi 6 avril 2017
Faits et dits enfantins (339)
A les lire à Marie (6 ans), je vais bientôt connaître tous les ouvrages de la Comtesse de Ségur. Nous en sommes aux Mémoires d'un âne. Il s'y passe parfois des choses surprenantes. Dans une aventure où des ânes ont été dérobés par des brigands et cachés dans un souterrain, le narrateur (l'âne Cadichon) raconte "que les voleurs, pour empêcher [les ânes] de les trahir, leur avaient attaché des pierres à la queue. Tout le monde sait que, pour braire, nous dressons notre queue; ne pouvant pas la dresser, à cause du poids de la pierre, mes camarades se taisaient. ( p. 80 de l'édition Hachette de 1930).
Plus loin, il est évoqué une certaine croix qui serait marquée sur le dos des ânes "pour rappeler qu'un des leurs a eu l'honneur d'être monté par Notre-Seigneur-Jésus-Christ." (p. 81)
Bastien (6 ans) : "On peut pas vivre mille ans,hein? Sauf si on est gros comme ça!
— Les gros ne vivent pas plus vieux que les maigres.
— Oui, mais ils vivent plus longtemps!"
Plus loin, il est évoqué une certaine croix qui serait marquée sur le dos des ânes "pour rappeler qu'un des leurs a eu l'honneur d'être monté par Notre-Seigneur-Jésus-Christ." (p. 81)
Bastien (6 ans) : "On peut pas vivre mille ans,hein? Sauf si on est gros comme ça!
— Les gros ne vivent pas plus vieux que les maigres.
— Oui, mais ils vivent plus longtemps!"
mercredi 5 avril 2017
Faits et dits enfantins (338)
Marie (6 ans) caressant Frédéric , le petit chien en peluche, fils "craché" de son doudou Lucien, qui "dort" à côté d'elle, demande : "Est-ce qu'il sent que je l'aime?"
Bastien (6 ans) demande : "Qu'est-ce que ça veut dire ig-nare?"
Bastien (6 ans) demande : "Qu'est-ce que ça veut dire ig-nare?"
mardi 4 avril 2017
Faits et dits enfantins ( 337)
Marie (6 ans) a trouvé dans la montagne une broutille de pin pleine de boutons de ramilles et terminée par deux petites pommes parallèles et superposées, et elle en a fait une sorte d'instrument magique capable de se transformer en tout : spectacle, nourriture, communications, espion universel, panacée, confident, etc. Elle l'appelle Rouminachouma. Il se nourrit d'une goutte de nectar et d'une miette de gâteau ( dans les jours fastes). Son cousin Tito (7 ans) le convoite et la fait pleurer s'il s'en saisit. Comme il a déjà été cassé et recollé, Marie m'a chargé de le mettre en lieu sûr et de ne le ressortir que "pour le voyage".
Marie (13 ans et demi) a fabriqué pour Bastien (presque 6 ans) un petit carton représentant un ourson assis d'un côté, debout de l'autre, avec, pour légendes respectives : "Je chie, 15 mn", et "je pisse, 2 mn". Bastien l'accroche scrupuleusement à la porte des WC à chaque station.
Marie (13 ans et demi) a fabriqué pour Bastien (presque 6 ans) un petit carton représentant un ourson assis d'un côté, debout de l'autre, avec, pour légendes respectives : "Je chie, 15 mn", et "je pisse, 2 mn". Bastien l'accroche scrupuleusement à la porte des WC à chaque station.
Estacadres (21)
L'égoïste est le plus singulier des altruistes. (Variante : l'égoïste est particulièrement altruiste).
lundi 3 avril 2017
Faits et dits enfantins (336)
Tito (7 ans) voit deux mouches sur un mur qui copulent : "Oh! regarde la mouche! elle porte son petit sur son dos!".
Bastien (6 ans), à qui je dis : "Il est joli ton polo blanc", répond : "Oui, mais le blanc, c'est froid.
— Comment tu sais ça, toi?
— Ben, parce que la neige, elle est blanche!"
Bastien (6 ans), à qui je dis : "Il est joli ton polo blanc", répond : "Oui, mais le blanc, c'est froid.
— Comment tu sais ça, toi?
— Ben, parce que la neige, elle est blanche!"
dimanche 2 avril 2017
Faits et dits enfantins (335)
Marie (6 ans) : "Les gens qui mangent du saucisson n'ont pas raison, parce que moi j'imagine qu'on pourrait mettre des gros cigares de caca dedans."
Bastien (6 ans) intitule son dernier dessin La mort Ditlair ( sic).
On y voit (il y voit) un cadavre au pied d'un bunker dont le haut s'étoile et dont les blocs et les mœllons sont projetés tout autour.
Bastien (6 ans) intitule son dernier dessin La mort Ditlair ( sic).
On y voit (il y voit) un cadavre au pied d'un bunker dont le haut s'étoile et dont les blocs et les mœllons sont projetés tout autour.
samedi 1 avril 2017
Faits et dits enfantins ( 334)
Marie (6 ans) : "Mon pipi sent la mer."
Bastien (6 ans bientôt) me pose des questions en se trompant exprès, et je dois rectifier. Exemples : "La pomme mange Vincent", "La poire mange Benoît." S'il trouve la question trop facile, il me la dit "tout bas, pour faire plus difficile."
Bastien (6 ans bientôt) me pose des questions en se trompant exprès, et je dois rectifier. Exemples : "La pomme mange Vincent", "La poire mange Benoît." S'il trouve la question trop facile, il me la dit "tout bas, pour faire plus difficile."
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