mardi 31 mars 2020

Figures (825)

  (Suite du 824)[...] J'ai entendu un enfant à qui on avait pincé le doigt en l'enfermant dans un placard, et dont on exigeait le silence pour le prix de sa libération, je l'ai entendu, ravalant sa douleur, répéter à voix basse, secouée de sanglots: "Ne pas crier, ne pas crier"... Ce gamin stoïque devant l'injustice majeure faisait du Beckett comme Jourdain de la prose! (à suivre).
B. Poitot-Delpech,in Le Monde du 17/04/86.

Aphorismes(4)

Dans ce qu'ils ont d'inaccompli, de désordonné, d'ouvert sur le mystère de ce qu'ils seraient devenus, ces livres* nous parlent un langage plus lourd de sens peut-être qu'ils ne l'auraient fait dans leur plénitude. [...] Comme les colonnes mutilées des salles hypostyles, des nécropoles, des capitales englouties, ils soutiennent non des plafonds étroits mais le ciel. Les piliers géants dans ces chantiers en ruine unissent l'énigme de ce qui n'est plus à l'énigme de ce qui n'est pas encore. Leurs faisceaux de clarté trouent une nuit qu'ils n'illuminent pas tout entière. Ils interrogent le silence.
Thierry Maulnier, Les vaches sacrées, Frères humains

*composés de fragments (GP).

lundi 30 mars 2020

Figures (824)

(Suite du 823) - Tâcher de faire ceci... Veiller à ne pas faire cela... Quand l'être beckettien recourt à l'infinitif, c'est avec l'idée de suivre ou d'accommoder une prescription médicale, de consigner une résolution de collégien velléitaire. Infinitif: le mode du pense-bête, des ordonnances, perdus au fond des poches. Il s'agit d'atténuer une douleur, de vaincre une fâcheuse habitude, d'affiner une vieille recette, une prière ancienne. (A suivre).
B. Poirot- Delpech, in Le Monde du 17/04/86.

Aphorismes (3)

Une combinaison idéale de pensée et de poème.
Musil.

Aphorismes (2)

Ne cultivent l'aphorisme que ceux qui ont connu la peur au milieu des mots, cette peur de crouler avec tous les mots.
Cioran, Syllogismes de l'amertume.

Aphorismes(1)

l'aphorisme est un compromis entre l'émotion et la pudeur: une manière de se livrer sans se trahir.
François Bott, in Le Monde du 08/12/78.

dimanche 29 mars 2020

Figures (823)

"L'infinitif chez Beckett ou l'envie de bien faire."
Tout écrivain est abonné plus ou moins consciemment à une forme verbale qui lui colle à la plume et le définit. Chez Flaubert, c'était l'imparfait, qui fixait l'action dans un passé lent, répétitif, provincial. Claude Simon, c'est le participe présent, la frequentative form des Anglais mise au goût français, de l'instant détaillé comme on fouille un tableau, un équivalent spatial de la durée. Beckett, son mode de prédilection, vérifiez, c'est l'infinitif, c'est-à-dire le verbe tel que les dictionnaires le piquent après usage, comme un papillon sur son bouchon. (A suivre).
B. Poirot-Delpech, in Le Monde du 17/04/86.

Antimétaboles (82)

Ma patrie est une valise, ma valise une patrie.
M. Darwich, poète palestinien.

samedi 28 mars 2020

Figures (822)

Sartre aboutira à la révolution, Camus à la révolte. Rien de tel chez Beckett: sa dénonciation, féroce, est en même temps paisible. Il ne se révolte pas, il constate. Il ne se tient plus en dehors de l'absurde pour le juger; il y établit sa demeure, s'enfonce volontairement dans ce non-sens initial dont ses héros (...) ne sortiront plus.
Bernard Pingaud, critique de Molloy, nov. 62.

Antimétaboles (81)

A force de laver son linge sale en famille, on familialise/familiarise la saleté de/en son linge.

vendredi 27 mars 2020

Figures (821)

Je n'aurais pas pu traverser cet affreux gâchis qu'est la vie sans laisser une tache sur le silence.
Beckett

Antimétaboles (80)

Mon antimétabole préférée:
D'où me vinrent les mots de l'amour sinon de l'amour des mots?

jeudi 26 mars 2020

Figures (820)

Le monde de l'accusation de la vie et de l'absurde est, par définition, un monde appauvri et un monde pauvre: on ne peut l'illustrer que d'un très petit nombre de manières. Ainsi le comique de l'absurde, le "branquignol", si l'on veut, s'use avec une très grande rapidité parce qu'il est soumis à la répétition mécanique d'un petit nombre d'effets [...]. Ce qui pourrait sauver le roman de M. Beckett du néo-conformisme, ce serait l'originalité de sa vision du monde ou la puissance de ses obsessions: or son œuvre, adroitement agencée d'ailleurs, ne se distingue guère que par un degré un peu plus poussé dans le conformisme scatologique. Le retour des mêmes thèmes pauvres dans le récit de Molloy et dans celui de Jacques Moran me paraît plus intéressant pour une psychanalyse de l'auteur que pour illustrer un monde nouveau de création romanesque.
Robert Kanters, L'âge nouveau, juin 1951.

Antimétaboles (79)

Avenir et passé imaginent la vie, le présent inouï vit l'imagination.

mercredi 25 mars 2020

Figures (819)

...On voit, naturellement, de quelle quête il s'agit - celle de l'homme profond que chacun porte en soi, et craint de découvrir [...]. Molloy, double fabuleux de l'auteur*, ruine systématiquement toutes les assises de l'existence...
Georges-Albert Astre, Action, 7/13 mai 51.
*Beckett

Antimétaboles (78)

... qui croient au bonheur de la place bien plus qu'à la place du bonheur.

mardi 24 mars 2020

Figures (818)

Nous n'avons pas seulement affaire ici*, comme dans L'étranger d'Albert Camus, à une indifférence de l'homme à son sort, à un doute sur le sens, l'importance, de ce qui lui arrive. Ce n'est pas seulement le monde qui se décompose, c'est avant tout son témoin. Le Je est ici l'objet d'un doute radical, - mais aussi d'un refus absolu de s'assumer lui-même. Tout ce qui se passe se passe dans le noir parce que Molloy est dans le noir.
Paul Gadenne, Cahiers du sud  n° 307.
*Dans Molloy, de Samuel Beckett.

Antimétaboles (77)

Après le temps de la chair, reste la chair du temps.

lundi 23 mars 2020

Rossinante et Pégase

Le rêve est la vessie natatoire du réel.
"Le réel, c'est ce qui ne va pas", disait Lacan. Je l'interprète à ma façon: ça veut dire que l'homme du réel marche à 4 pattes! Et je ne peux pas me respecter si je passe ma vie à 4 pattes...
Je ne marche à 4 pattes que pour jouer: alors je fais de cette "réalité" le véhicule de ma fantaisie. Je ne suis plus dans le rétrécissement du réel mais dans son éclatement. Alors la réalité n'est plus idiote (c'est-à-dire singulière), elle accède à l'ex hypnos (l'intelligence). Et ce qui était sans mystère devient source d'émerveillement.
C'est ainsi que Rossinante devient Pégase.

Figures (817)

Pierre Dux rapporte qu'à la question "Etes-vous Anglais?" Beckett répond: "Non, au contraire!"

Antimétaboles (76)

On plaint la douleur délaissée,
Délaissant la douleur plaintive.

dimanche 22 mars 2020

samedi 21 mars 2020

Figures (815)

Les sujets ne m'intéressent pas, [...] l'histoire ne me passionne nullement... Seuls les personnages [...] m'obsèdent vraiment.
Jacques Becker.

Antimétaboles (74)

Le mystère de la beauté* me trouble beaucoup plus que la beauté du mystère**.
*classicité.  **modernité.

vendredi 20 mars 2020

Figures (814)

"A chacun sa réception", c'est-à-dire: on ne se parle bien qu'en tête-à-tête. Mot de Simone de Beauvoir, rapporté par Claude Lanzmann dans Le lièvre de Patagonie.

Antimétaboles (73)

Pour éviter l'embarras du choix, faisons le choix de l'embarras.

jeudi 19 mars 2020

Figures (813)

Nous y voilà. J'ai aimé aussitôt le voile de sa voix, ses yeux bleus, la pureté de son visage et plus encore celle de ses narines. Quelque chose dans ma façon de la regarder, dans mon attention lorsqu'elle prenait la parole ou interrompait Sartre en l'appelant "vous autres" devait lui signifier l'attrait qu'elle exerçait sur moi.
Claude Lanzmann, parlant de Beauvoir in Le lièvre de Patagonie.

Antimétaboles (72)

Il n'y a pas de mystère sans timidité, il n'y a pas de timidité sans mystère. Le mystère intimide autant qu'il est intimidé.

mercredi 18 mars 2020

Figures (812)

Elle invente un style entre parole et écriture. C'est une langue que j'appellerais parole vive, une adresse impérieuse en forme de prise de pouvoir; elle vise un objet, interpelle le lecteur. A la fin des années 60, elle se situe aux antipodes des thèses dominantes, qui prônent la mort de l'auteur, l'intransitivité.
D. Sallenave, parlant de S. de Beauvoir, in Castor de guerre.

Antimétaboles (71)

Qui se tient devant la mort est libre et qui est entré dans la liberté a déjà assumé la mort.
H. Broch, Les somnambules.

mardi 17 mars 2020

Figures (811)

Mauriac, à propos du Deuxième sexe: "C'est l'Ipéca qu'on nous ingurgitait quand nous étions enfants pour nous faire vomir." Et à un collaborateur des Temps modernes: "Désormais je sais tout sur le vagin de votre patronne."

Antimétaboles (70)

Quand j'étais jeune, j'avais du plaisir à me voir dans la glace. Depuis que je suis vieux, j'ai de la glace à me voir dans le plaisir.

lundi 16 mars 2020

Figures (810)

Une part de l'inclémence de Beauvoir vis-à-vis de Kœstler viendrait-elle de ce qu'elle ne supportait pas d'avoir, un soir de beuverie, couché avec ce sale type prétentieux et révisionniste?

Antimétaboles (69)

 [Antimétabole ou chiasme?] J'aime superficiellement les paysages durs et profondément les paysages doux.

dimanche 15 mars 2020

Figures (809)

... si je relisais d'un coup l'ensemble de ses Mémoires, je serais frappé par la beauté de leur courbe. Frappé par leur sincérité sans complaisance, malgré les mensonges, les omissions, les partis pris, les œillères que j'y pourrais trouver. Je serais effrayé de voir à quel point Simone de Beauvoir s'est naturellement racontée, sans chichis, sans littérature. Que ce que je n'aime pas en elle et dans son œuvre, c'est l'absence d'artifices que j'y trouve. Quand elle écrit, elle n'est pas sur ses gardes et, si elle dit une bêtise, une naïveté, elle ne se croit pas obligée de la mettre entre parenthèses. C'est comme ça qu'elle parle, c'est comme ça qu'elle pense. Nous n'aimons pas? Lisons autre chose. Quand elle veut effacer une histoire qu'il lui déplairait de relire, eh bien elle ne l'écrit pas et d'une façon si abrupte que nous n'avons pas besoin de chercher longtemps ce qu'elle voulait nous cacher.
Bernard Frank, Solde, p.114.

Antimétaboles (68)

La parenthèse des vacances met en vacance les parenthèse qui les enfermaient.

samedi 14 mars 2020

Figures (808)

Une jeune fille dit un jour à Simone de Beauvoir: "Vous êtes une horloge dans un frigidaire."
Cité par Joseph Barry, in A la française.

Antimétaboles (67)

L'hermine, c'est tout blanc avec le bout de la queue noir alors que le ramoneur, c'est tout noir avec une grande échelle sur le dos.
Léo Campion.

jeudi 12 mars 2020

Figures (807)

La force et la faiblesse de Beauvoir, c'était d'être absolument absolue. Elle avait, par bonheur, de brillants intervalles de relativisme.
Claude Roy, Comment on devient Simone de Beauvoir, in N.O. 1119 du 18/04/86.

Antimétaboles (66)

Si le visage n'appelle pas la voix, la voix appelle toujours le visage.

mercredi 11 mars 2020

Figures (806)

Le deuxième sexe et Les mémoires d'une jeune-fille rangée sont deux des livres importants que j'ai lus, et La cérémonie des adieux l'un des plus émouvants.

Antimétaboles (65)

Il y a autant d'amour dans les mots que de mots dans l'amour.

mardi 10 mars 2020

Figures (805)

Vu qu'ils sont maintenant privés de compagne* et de compagnon*, pourquoi nos deux routiers littérateurs ne partageraient-ils pas le même camion? Je veux dire Simone de Beauvoir et Louis Aragon.
* Elsa et morte en 70 et Jean-Paul en 80.

Antimétaboles (64)

La tête est loin du cul, ou tout près, c'est selon. Il n'empêche: il faut penser sa merde et non pas merder sa pensée.

lundi 9 mars 2020

Figures (804)

Simone de Beauvoir manque terriblement de fantaisie, et l'art de la litote lui est inconnu.
José Cabanis, Plaisir et lecture.

Antimétaboles (63)

Pour Sartre comme pour Lanzmann, la littérature n'est pas un but mais un moyen, c'est-à-dire un "pour-soi", l'expression d'une conscience et non, comme chez Duras et consorts, la conscience d'une expression. Pour moi, elle est l'un en l'autre et l'autre en l'un.

dimanche 8 mars 2020

Figures (803)

Dans les années soixante, soixante-dix, les Beatles, je les aimais bien mais je ne les aimais pas. Trop gentils, donc un peu niais. Je préférais les Rolling Stones, avec leur gueules (les Beatles n'avaient que des bouilles), leur violence, leur punch! Les Beatles étaient des doux (Claudel n'avait-il pas dit que les doux garderaient la Terre mais que les violents raviraient le Ciel?) et, comme j'étais un doux contrarié, un doux révolté, je me tournais vers les durs, les Hard, les Tough Guys. Le goût du sweet me viendrait plus tard, avec l'apaisement. Il y a aussi le fait que, jeune, on est plus rassuré par la force de l'adulte que par la fragilité de l'ado. Illusion, bien sûr, car B et RS ont à peu près le même âge, et le même âge que nous: cependant, il y a 60 ans, le "gang des cinq" avaient déjà des masques d'affranchis alors que le lait perlait encore au nez des "Fab Four". La juvénilité de ces derniers était rassurante d'une autre façon, leur musique d'enfant ou d'enfance (je dirais aujourd'hui leur musique humaine) nous chatouillait le cœur, tandis que celle des RS nous traversait le corps comme un courant électrique. On pouvait chanter les B entre Francs et Franches camarades, tandis que les RS , eux, faisaient un carton chez les Blousons noirs (il s'agit, bien sûr, des RS d'avant la décadence, car, ensuite, le carton en question, ils l'ont plutôt fait bouillir! Enfin, il semble qu'ils se soient repris...). Bref, d'un côté la mièvrerie de bon goût, de l'autre une vision lucide du réel transmise avec une force dérangeante. Qu'en reste-t-il aujourd'hui? Les RS ne nous dérangent plus, leur "lucidité" n'a plus rien à décaper, mais ils ne sont pas oubliés, ils restent de fameux musiciens. Satisfaction et quelques autres succès sont devenus des classiques. Et les B? Qu'est-ce qui se passe deux générations après, quand on entend les B? Un émerveillement. Effacés les soupçons d'attardement ou de puérilité. Les Beatles sont LE groupe du siècle (ou du demi-siècle), ils lui ont imprimé une magie au sens propre inouïe. Leurs chansons ne sont pas seulement belles, surprenantes ou originales, elles sont miraculeuses: l'émotion qu'elles suscitent est nouvelle et, en même temps, elle touche et reconnaît ce qui est enfoui en nous (éternellement, universellement). C'est une émotion esthétique.

Antimétaboles (62)

Avoir l'embarras du choix, c'est faire le choix de l'embarras.

samedi 7 mars 2020

vendredi 6 mars 2020

Figures (801)

André Bazin, comme les personnages de Giraudoux, était un homme d'avant le péché originel. Tout le monde le savait honnête et bon, mais son honnêteté et sa bonté surprenaient toujours tant elles se manifestaient pleinement. Parler avec lui, c'était comme pour un Hindou se baigner dans le Gange.
F. Truffaut.

Antimétaboles (60)

S'éloigner de ses proches c'est se rapprocher de ses lointains.

jeudi 5 mars 2020

Figures (800)

Je cherchais le nom de ce dessinateur platement loufoque et froidement farfelu, aux personnages sans bite ni couteau (ni cerveau), auquel le film de M. Gomes (Tabou) me faisait penser (et auquel il n'avait pu ne pas penser); je l'ai trouvé: Glen Baxter.

Antimétaboles (59)

Je suis sceptique, mais s'il faut choisir entre deux doutes, je préfère celui qui doute de sa croyance à celui qui croit en son doute.

mercredi 4 mars 2020

Figures (799)

Pour certains, comme Baudrillard, tout est apparence et il n'y a rien à "sauver". Ils annoncent du même coup l'échec et la fin de la dénonciation des apparences sur laquelle reposait l'art critique. Je ne partage pas leur analyse: je ne pense pas que tout soit apparence,"écran" ou "communication", et je reste persuadé, au contraire, que les formes de la domination sont aussi solides aujourd'hui qu'hier. C'est plutôt le système d'explication du monde et l'idée d'une action politique fondée sur cette vision du monde qui ont perdu de leur crédibilité.
Jacques Rancière, in Télérama 3074 du 10/12/08.

Antimétabole (58)

Mieux vaut chercher une anguille dans le foin d'une botte qu'une aiguille dans une botte de foin.

mardi 3 mars 2020

Figures (798)

 L'erreur, selon Baudrillard, c'est de croire qu'il faut donner forme au monde, le saisir, aller à sa rencontre, se mesurer à lui. Alors que c'est lui qui nous transforme du haut de sa mystérieuse indifférence ou de sa contingence absolue. Baudrillard, le dernier des stoïciens, dans un ultime dépouillement, désirait saisir l'objet ou appréhender le monde en termes d'apparition, "et non plus en termes de production d'un monde déjà façonné à l'image de la pensée". Il désirait éprouver le monde avant qu'il ne prenne fin.
Philippe Petit, in Marianne 518 du 24/03/07.

Antimétaboles (57)

Le savoir de la croyance n'est-il pas plus précieux que la croyance du savoir?

lundi 2 mars 2020

Figures (797)

On ne peut retrouver du symbolique qu'au prix d'une dénégation violente de tout ce qui s'est institué sur les débris de la symbolisation. Cette dénégation m'apparaît primordiale. En ce sens je suis dénégationniste et non pas négationniste. De même que je suis un désillusionniste et non un illusionniste; un apostat et non un imposteur; un abréactionnaire [l'abréaction est en psychanalyse la libération d'un refoulement, NDLR] et non un réactionnaire.
Baudrillard, in Télérama 2923 du 18/01/06.

Antimétaboles (56)

Le philosophe et le romancier: une tête dans le monde, un monde dans la tête.

dimanche 1 mars 2020

Figures (796)

L'œuvre de Baudrillard, selon Michael Silverblatt (producteur de l'émission littéraire américaine Bookworm), par sa capacité à "créer la sensation du présent comme s'il surgissait du futur, [...] a l'immédiateté du fait et la résonance de la science-fiction."
N.O. 2228 du 19/07/07.

Antimétaboles (55)

... ce genre de type irrésistible qui bande par la pensée et pense par la bande...