Si on fait la part du grossissement qui, rapprochant l'objet, le fait paraître étrange, la caricature est décapante. "Comme il y va!",se dit-on, en lisant ce que Philippe Muray écrit dans Le Portatif. En même temps, on n'est pas mécontent de voir ridiculiser une époque où on sacre les vaches qu'on ne mène pas à l'abattoir médiatique et spectaculaire.
Abattoir symbolique, bien sûr, puisqu'il s'agit de l'universelle mangeoire où on jette de la cochonnerie aux hommes : "...le spectacle imprègne la vie des hommes de façon à peu près aussi complète que le faisait la religion jadis. Il est à lui seul le lien et la communauté, l'ensemble des habitudes et des lois du groupe social."
Mais Muray semble croire que le pouvoir de la télé s'effrite... Le spectacle se plagierait lui-même. Voire. La bêtise a encore de l'avenir. Et des jeux il n'y en a pas qu'à la télé : "L'ouverture d'Eurodisneyland a été intéressante, on a vu des journaux comme Libération couvrir de fleurs cet étron au nougat." Et le spectacle vivant? "Depuis que l'art est mort, tout le monde veut être artiste."
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