Ce qui définit à peu près un homme, c'est ce qu'il met entre la mort et lui. Moi, je n'ai que des mots plus ou moins irisés, plus ou moins aimantés (aimantants), plus ou moins absorbeurs de chagrin. Je ne déteste pas pour autant les images fixes ou en mouvement, mais je ne les fait pas naître, je les reçois des autres, comme je reçois sans mérite ni peine la musique. Qui peut vivre sans jamais rien créer? Que créent ceux qui semblent ne rien créer? Quel est leur rempart contre la mort? 87.76 (2012)
vendredi 30 août 2024
La beauté et la mort (1)
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