mercredi 29 janvier 2025

Bien (15)

[Suite du 14 et fin] - C'est pourquoi j'estime qu'il faut être relativiste à propos du bien et universaliste à propos du juste. Je ne peux donc qu'être en désaccord avec Michael Sandel qui refuse le relativisme du bien. Pour lui, il n'existe qu'une conception de la vie bonne correcte. Elle correspond à la "nature" humaine et aux "finalités" des institutions humaines comme la médecine moderne, l'université ou le mariage. Ces idées sont typiquement conservatrices. Il ne faut donc pas s'étonner que Sandel soit finalement si sceptique à l'égard de certaines innovations normatives progressistes comme le droit d'avorter, la discrimination positive ou le mariage gay.
Ruwen Ogien, Aristote à Harvard, in L'Obs 2693, p. 77.

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