Le 1er août 1914, la France déclare la mobilisation générale. Les artistes et intellectuels étrangers étaient déjà sur le pont. Le 29 juillet, le Suisse Blaise Cendrars a lancé avec son ami, l'écrivain italien Canudo, un "Appel aux étrangers vivant en France". Les mots sont enflammés, fougueux: : "L'heure est grave. Tout homme digne de ce nom doit aujourd'hui agir [...]. Toute hésitation serait un crime [...]. Des étrangers, amis de la France, qui pendant leur séjour en France ont appris à l'aimer et à la chérir comme une seconde patrie, sentent le besoin impérieux de lui offrir leurs bras*. Intellectuels, étudiants, ouvriers, hommes valides de toutes sortes - nés ailleurs, domiciliés ici -, nous qui avons trouvé en France la nourriture de notre esprit ou la nourriture matérielle, groupons-nous en un faisceau solide de volontés mises au service de la plus grande France." L'appel est placardé sur les murs de Paris, repris par toute la presse.
Doan Bui, in N. Obs. 2592 du 10/07/14 (Des artistes engagés).
* Le 27 septembre 1915, Cendrars est blessé au bras droit par une rafale de mitrailleuse, et amputé au-dessus du coude. Il était droitier.
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dimanche 10 avril 2022
Figures (2439)
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