Molière oppose la solitude philosophique et esthétique d'Alceste à la solitude psychologique et morale de Célimène ( sa solitude en société ). Cette solitude paradoxale, Sireuil a voulu la hisser à la dignité qu'on reconnaît à celle d'Alceste. Il a décidé que Célimène(1) était son égale, et, si Molière ne lui donne pas le dernier mot, le metteur en scène a le pouvoir de lui donner la dernière image, et quelle image! Seule en scène deux longues minutes sous l'éclairage d'un projecteur qui peu à peu s'amenuise, elle entre à son tour dans ce rêve vaporeux de haute solitude dont s'empanache son partenaire. L'amour est-il mort entre eux, ou accède-t-il à une autre essence? L'amour vrai n'est-il pas la rencontre "verticale" de deux "libertés grandes"? Une rencontre que refusent les terrestres horizons du plan sentimental.
(1) incarnée par Marie Lecomte.
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lundi 2 février 2009
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