(Suite du 2355 et fin) - La peur célinienne est tout autre: elle est panique et lâcheté plébéïennes, elle est "aveu biologique", bouleversement et déroute du corps et de l'esprit, elle se résout en nausées et délires [...]. Bien plus, il n'est pas exagéré de dire que la peur domine le monde célinien, puisqu'elle commande la nature des relations que les hommes peuvent entretenir les uns avec les autres.
Gilbert Schilling, Images et imaginations de la mort, dans Le voyage au bout de la nuit, in L'information littéraire n° 2, 1971.
Affichage des articles dont le libellé est Schilling (Gilbert). Afficher tous les articles
Affichage des articles dont le libellé est Schilling (Gilbert). Afficher tous les articles
jeudi 23 décembre 2021
Figures (2356)
mercredi 22 décembre 2021
Figures (2355)
La peur est la grande présente de l'univers célinien. Entendons-nous bien. Il ne s'agit point là de cette peur délicate et fragile qui n'est que l'attente vaguement anxieuse de l'inconnu, et il ne s'agit pas non plus de la peur dominée par un effort de volonté qui, ainsi intellectualisée, s'ennoblit jusqu'à devenir un sentiment distingué, sinon une pensée philosophique dont se nourrit la méditation sur l'homme. (A suivre)
Gilbert Schilling, Images et imaginations de la mort dans Le voyage au bout de la nuit. (L'information littéraire n°2, 1971.)
Inscription à :
Articles (Atom)