On disait autrefois chauvir pour ce port de tête que j'aime le plus au monde voir surgir dans la nature. Puis ce mot s'est perdu. Ce verbe voulait dire à la fois dresser les oreilles soudain, la tête immobilisée, le cou tout raide, la face tendue dans l'air, en attente des souffles, des odeurs, des voix.
Puis, lentement, diriger les yeux vers le bruit anormal ou le mouvement inquiétant qui se fait au loin.
Pascal Quignard, Les désarçonnés, p.279.
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dimanche 25 décembre 2022
Alerte (2)
mardi 31 octobre 2017
Estacadres (202)
On disait autrefois chauvir pour ce port de tête que j'aime le plus au monde voir surgir dans la nature. Puis ce mot s'est perdu. Ce verbe voulait dire à la fois dresser les oreilles soudain, la tête immobilisée, le cou tout raide, la face tendue dans l'air, en attente des souffles, des odeurs, des voix.
Puis, lentement, diriger les yeux vers le bruit anormal ou le mouvement inquiétant qui se fait au loin.
Pascal Quignard, Les désarçonnés, p. 279).
Puis, lentement, diriger les yeux vers le bruit anormal ou le mouvement inquiétant qui se fait au loin.
Pascal Quignard, Les désarçonnés, p. 279).
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