Novalis est le plus sublime et le plus kitsch des romantiques : à une certaine hauteur, l'un peut s'inverser en l'autre, tant le fil est périlleux, et le sublime des belvédères ou des éthers se dégonfle sur les montagnes à vaches quand la vision retombe.
Sans vouloir comparer la petite pianiste au grand poète, ni confondre charabia et inspiration (il s'agit non de style mais d'écriture, c'est-à-dire d'idiosyncrasie) on peut pointer la prétention au sublime d'Hélène Grimaud qui, parlant de Brahms, et voulant poéter plus haut que son luth, voit Phébus et se trouble et n'y voit que du feu (tiens, un alexandrin!) : "... ces notes ignées* qui teintent notre crépuscule, mieux que d'une* lumière d'or triste, d'un feu sans âge et sans fin". (Citation textuelle, relevée dans le Télérama 3139, p. 22).
* notzigné/mieuquedu, Godzilla/tagada.
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lundi 25 juin 2018
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