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mercredi 9 juillet 2025

Amour et connaissance (5)

 Que faut-il seulement pour aimer la vie qui passe, chaque jour qui naît et va mourir? Des rapports nouveaux et des chants anciens. Quand l'un et l'autre sont réunis, quand l'amour et l'intelligence vagabondent ensemble, c'est alors que nous étreint la vraie beauté.   23.92   (1983)

dimanche 17 décembre 2023

Beauté (98)

 Que faut-il seulement pour aimer la vie qui passe, chaque jour qui naît et va mourir? Des rapports nouveaux et des chants anciens. Quand l'amour et l'intelligence vagabondent ensemble, c'est alors que nous étreint la vraie beauté.   23.92

jeudi 9 novembre 2023

Beauté (60)

 Le monde est plus laid qu'autrefois, mais il signifie un monde plus beau qu'il n'était autrefois.
Nietzsche, Humain, trop humain.

mercredi 5 décembre 2012

Allégorie et symbole

Parmi d'autres, il y a deux types de littératures dont la théorie et la pratique s'opposent.
Le premier, partant du vrai qu'il conçoit et imagine, s'emploie à l'incarner dans du réel.
Le second, partant d'une réalité dans laquelle il baigne, ou qu'il a sous les yeux, s'efforce de la faire évoluer vers une vérité moins particulière et si possible, universelle.
La démarche "descendante" peut être dite intellectuelle et allégorique, et la démarche "ascendante" matérielle et symbolique.
Le temps a peu de pouvoir dans le premier cas : l'universel fréquente l'intemporel. Dans le second, il est le moteur de l'histoire, et des histoires.
 En art, le cheminement qu'on pourrait dire déductif a régné au Moyen Age et à l'âge classique. Le cheminement inverse, qu'on pourrait appeler inductif, est né avec l'âge moderne. Son avantage est de n'être pas figé dans un cadre, car la manière symbolique bâtit son corps et son architecture - comme le facteur Cheval - à mesure qu'elle progresse. Jusqu'à son aboutissement, elle est vivante, palpitante. Et si la manière allégorique est souvent plus intelligente, elle reste, dans sa conception, plus froide.
Est-elle pour autant, comme l'affirmait Borges, "une erreur esthétique"? Dans son excès, peut-être, mais si l'idée est maîtrisée, son expression s'offre à toutes les souplesses du style.
Le moderne croit à la révolution permanente des formes et le classique à leur métamorphose infinie. Hugo n'est pas supérieur à John Donne ni Shelley à Maurice Scève. Les Romantiques qui font signifier des images et donnent une voix à la nature sont-ils plus convaincants que les Classiques qui donnent une nature à leur voix intérieure et harcèlent la langue jusqu'à ce qu'elle exprime les plus fines et lointaines nuances de la pensée qu'elle a pour mission de rendre vivante?
Les grandes oeuvres sont allégoriques. Le Roman de la Rose, bien sûr, La Divine Comédie, Don Quichotte, etc. Mais aussi La Comédie humaine. Le combat du bien et du mal est personnifié dans la plupart des personnages de la littérature, et la modernité n'y change rien.
Et le symbole n'est peut-être, après tout, qu'une allégorie perdue...et retrouvée. (1)

(1) Voir Classicisme et romantisme.