Les minet(te)s des années 2010 (brunets et blondins descendus du dernier bateau à la mode - de la mode) ont probablement trouvé leur porte-parole. Le petit génie du cinéma chicos. Au risque de passer pour un "sodomiseur de drosophile" (comme dit Sempé), je dirai que regarder ce film sans chicaner chaque plan relève de l'héroïsme, de la sainteté, de l'hypocrisie ou de la somnescence (de la roupillette, dirait-on peut-être en son Québec).
Immature et chichiteux, ce gentil "réalisateur" prépubère a seulement bien appris à copier (Almodovar, Wong Kar-Wai, Gus Van Sant, etc.). Mais il ne sort pas du roman-photo. Dolan n'est pas poète comme Musset, mais "philosophe" comme Dalida. Le maniérisme de ce cinéaste aussi imaginaire que ses amours est dans le vent d'une époque trop indulgemment relativisante. On l'aurait jadis qualifié de latitudinaire. Aujourd'hui la doxa l'encense, et il est, par le seul fait de se couler dans le moule mental de son temps, piedestalisé.
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dimanche 4 juin 2017
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