jeudi 30 novembre 2023

Figures (2880)

 L'effroyable vieillard Clemenceau, qui d'ailleurs a les yeux bridés...
Thomas Mann, Journal, 1918-1923.

Beauté (81)

 C'était si beau, qu'il comprit qu'il ne fallait en parler à personne.
Valery Larbaud, Enfantines, La grande époque.

Écriturisme (1)

 Il y a les écrivains et il y a les écrituriens (cf  les "écrivants" de Barthes), dont beaucoup d'écrituriennes, qui ne font pas la différence entre le roman ou le récit qu'ils sont censés écrire, et leur journal intime. C'est peut-être de l'art brut... (?)

L'âme et l'esprit (3)

 L'âme est le rêve de l'esprit.   88.31

mercredi 29 novembre 2023

Figures (2879)

 ... sa tête de mort sculptée dans un calcul biliaire...
Léon Daudet, à propos de Clemenceau...

Beauté (80)

 La beauté est le fondement de toutes les valeurs.
Mikel Dufrenne, L'inventaire des a priori.

Écriture physique (13)

 Courte réponse au long article de Régine Detambel paru dans Le Monde des Livres du 11/01/08. (cf ici dans Écriture physique 1 à 12).
Qu'un texte soit "martelé" doit-il être la condition qui régit sa réception? Et Proust? Et Joë Bousquet? Et Leopardi? Le couché, le paralytique, le recroquevillé? Et tous les incarcérés, les sans membres, les Bauby*? N'écrivent-ils pas avec leur corps souffrant? Ils écrivent sans souffle (Constance Debré), sans muscles, et parfois sans nerfs. Ils écrivent du plus profond d'eux-mêmes. L'écriture, disait Antoine Arnauld (dans sa Grammaire de Port- Royal) est "verba intransitiva", et ne peut se réduire à une quelconque activité kinésique ou kinésthésique, ou simplement rythmique. Car écrire est faire parler son être, par le truchement de son esprit. D'abord.
*Jean-Dominique Bauby dicta Le scaphandre et le papillon avec ses yeux...