En tout cas, quoi qu'elle fît, je ne pouvait me défaire de l'idée qu'elle était foncièrement naïve, profondément pathétique et d'une inaltérable pureté. Je m'aperçus qu'il m'était bien entendu tout à fait impossible de lui parler de mes sentiments. Je considérais comme établi qu'elle n'y répondrait jamais. Je savais que s'il m'arrivait un jour de lui dire: "Je suis amoureux de toi, Stella", elle n'accueillerait ces mots que par un éclat de rire, à moins qu'elle ne haussât les épaules avec une légère gêne.
F. Prokosch, Mal d'amour, in Un chant d'amour (Babel, p.255).
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