Quelquefois, au milieu de la nuit, un rêve m'éveillait. Tordu par un spasme de désir, j'étreignais mon oreiller. Une ou deux fois même, des larmes se mirent à jaillir de mes yeux. Car je savais, malgré tout, que ce désir était totalement destructif, qu'il ne serait jamais assouvi, et que rien ne saurait jamais m'en délivrer.
Frédéric Prokosch, Mal d'amour, in Un chant d'amour (Babel, p. 255)
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