Que ma mort soit passée sous silence. A mes amis comme à mes ennemis, prière non seulement de ne rien dire dans la presse, mais même d'y faire allusion... Quand je serai mort qu'on ne m'habille pas. Qu'on m'enveloppe nu dans un linceul... Un corbillard de la dernière classe, celui des pauvres... Et que nul ne m'accompagne, ni parents ni amis. Le corbillard, le cheval, le cocher, c'est tout... Que mon corps aussitôt incinéré soit livré à la dispersion; car je ne voudrais que rien pas même la cendre ne subsiste de moi.
Pirandello.
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