[Suite du 20] - En matière de beauté, on ne pouvait comparer Hortense Girodot à Judith Toumignon. Nul ne les tenait pour rivales en séduction, car leurs champs d'action étaient bien distincts et les raisons particulières de leur prestige ne souffraient pas la confusion. Chacune incarnait une personnification de la femme à deux moments de sa vie, la première née pour être à son apogée dans le rôle de la jeune fille et de la fiancée, alors que la seconde avait autrefois passé sans transition de l'adolescence à une plénitude ferme et souveraine dont la vue était d'une singulière efficacité sur les hommes. (À suivre)
Gabriel Chevallier, Clochemerle, p. 291-292.
mercredi 3 juillet 2024
Beauté féminine (21)
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