Carette avait tous les droits, avec sa gouaille et son irrésistible bonne humeur, servies par cette voix unique qui lui était venue sur le tard. Je me rappelais l'avoir vu jouer Alceste à l'Odéon avec une voix superbe, mais très classique. Ce poids plume s'en était fabriqué une autre, bien à lui, qui faisait merveille dans le cinéma français. Comme Stroheim, Carette avait trouvé un truc, mais ce n'était qu'un supplément à son talent.
Dalio, Mes années folles, Ramsay, 1986, p. 93.
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dimanche 17 octobre 2021
Figures (2289)
samedi 16 octobre 2021
Figures (2288)
Ces femmes étaient loin d'être inattaquables. Elles vivaient dans notre petit cercle et, finalement, nous nous les partagions. On les voyait d'abord avec Le Vigan, puis avec moi. Trois mois plus tard, c'est Carette qui en héritait. Que succès il avait, ce Carette! Je l'avais connu jeune premier avec une voix parfaitement normale, sans cet accent traînant qui devait venir plus tard, mais déjà avec ce côté canaille auquel les femmes ne résistaient pas.
Dalio, Mes années folles, Ramsay , 1986, p.66.
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