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vendredi 9 mai 2025

Amour (302)

 ... l'amour, ce vin corrompu dès la mise en bouteille...
D. Jacob, in N.Obs. 2485 du 20/06/2012.

dimanche 3 décembre 2023

L'écriture et la vie (1)

 David Grossman, qui a perdu son fils de vingt ans dans la guerre israélienne au Sud-Liban, écrit: "Es-tu idiot, à t'acharner à écrire des phrases justes et des métaphores précises alors que tout s'est effondré autour et à l'intérieur de toi?" Mais en effectuant ce travail, je me sentais mieux, parce que j'avais le sentiment de faire quelque chose de bien dans un monde qui n'allait pas bien. Le pouvoir de l'écriture, la vitalité de l'écriture m'ont rendu la vie. C'est d'ailleurs un livre sur la peur de la mort mais aussi sur l'intensité de la vie, la sainteté de la famille, la beauté des relations humaines.
Cité par Didier Jacob, in N.O. 2441 du 10/08/11.

samedi 19 janvier 2019

Estacadres (532)

... l'amour, ce vin corrompu dès la mise en bouteille...
Didier Jacob, N.Obs 2485 du 21/06/2012.

mercredi 16 mai 2018

jeudi 8 mars 2018

Figures médiatiques (144)

L'auteur de La Voyeuse interdite, qui carbure on le sait [...] à la fièvre amoureuse, a parfois un peu trop abusé de ce style lyrico-poignant qui donnait l'impression d'entrer dans son écriture comme dans le hall d'un hôtel de style nouille : pour le stuc et les moulures, l'architecte n'y avait pas été de main morte. Des étreintes passionnées, violentes, dangereuses, avec des filles et des garçons, au bord de mers chaudes, et puis vous rajoutez la lune, éventuellement le sable qui se colle là où je pense. Oui, c'était kitsch, mais jamais insincère.
Nina Bouraoui, par Didier Jacob, in Nouvel Obs. 2285 du21/08/08.

mercredi 14 février 2018

samedi 6 janvier 2018

Figures médiatiques (97)

 Cet air benêt qu'il prend lorsqu'il déclame lui a-t-il été inspiré par l'air de la campagne qui souffle dans les Fables ? Après avoir massacré Baudelaire, mis l'infini Céline à la portée des cadres commerciaux, saupoudré au petit bonheur points et virgules sur la phrase de Flaubert, on se demandait quel écrivain allait être besogné par Fabrice Luchini. C'est La Fontaine qu'il assassine, dans un CD où l'acteur s'illustre moins en lecteur qu'en équarrisseur. La Tortue et les deux canards, L'Ours et l'Amateur des jardins, La Mort et le Bûcheron, Les Femmes et le Secret : Luchini croit que hurler, c'est bien dire. Tandis que le vers agonise, l'acteur multiplie les arrêts inopinés, les pauses inexpliquées, les coups de Klaxon tonitruants et les soudains démarrages pied au plancher. La Fontaine, lui, demande grâce. Car Luchini ne lit pas. Il bêle.
Didier Jacob, Le Nouvel Obs. 2197 du 14/12/06.