... De Funès se faisait un devoir de ne pas lire un livre jusqu'au bout: "Je ne veux pas devenir trop cultivé; le public le sentirait..." 79.90 (2009)
... De Funès se faisait un devoir de ne pas lire un livre jusqu'au bout: "Je ne veux pas devenir trop cultivé; le public le sentirait..." 79.90 (2009)
Ce n'est ni l'origine ni la culture ni les opinions qui rapproche les personnes, mais la parenté d'attitude devant la vie. 10.187
Dans la maison terminale de la Culture, l'art, évadé de l'Histoire comme le reste, perd toute possibilité d'être pensé et de se penser. La Culture le tue parce qu'elle lui fait fête. C'est le Veau gras qu'on égorge après l'avoir engraissé amoureusement. Engraissement de l'art veut dire: exaltation du "travail" de l'artiste comme expérience vécue. Flatterie de son narcissisme.
La société hyperfestive succède à la société du spectacle en ce sens que c'est une société de participation totale alors que la société du spectacle était une société de séparation.
Philippe Muray, Le portatif.
Tous les styles culturels me dégoûtent, seul le style artistique est unique. (Et j'aime mieux un mauvais artiste qu'un bon culturé).
Je profite des creux, des répits de l'hosto pour me dégrossir, me développer un peu l'entendement aux choses de l'esprit... Ce retard que j'ai pour les arts et les belles lettres! Bloqué au niveau certif. Ça me travaille un peu, me complexe cette ignorance de bas Breton. Tout mon temps inerte aux hostos, sanas, prisons, je vais par la suite me l'ensemencer d'œuvres poétiques, romans, mémoires, ouvrages historiques, anthologies, grammaires pamphlets. Ça fera treize quatorze piges en tout, de quoi être agrégé bric-broc. L'école pourtant la plus solide, je m'en rends pas compte sur l'instant, c'est celle que je suis en train de vivre. Les bouquins ça aide à comprendre, mais ce qu'on ne vit pas avec sa viande, ce qu'on ne paie pas cash sur le terrain, c'est jamais que des chochoteries, des grimaces suaves de coquetèles, des bulles de savon, le petit rot après la bouillie...
Alphonse Boudard, L'hôpital, p. 121.