"Agrapin pis apotelète, yon n'va point sans l'eute". (proverbe berckois).
Crochet puis boucle, l'un ne va pas sans l'autre.
[ "Boucle et crochet", pour le rythme et l'euphonie]
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lundi 13 mars 2017
jeudi 6 janvier 2011
Patois
Mes grands-parents parlaient berckois par coutume et par nécessité, mes parents le parlaient par pragmatisme (familiarité) et par raccroc, je le parle par hasard et par jeu, mes enfants le parlent par curiosité et par exotisme, mes petits-enfants et leurs enfants le découvriront s'ils s'intéressent au folklore.Il s'effiloche chaque jour mais quelques fondus locaux le retricotent pour le musée des dictionnaires. Ceux qui les feuilletteront retarderont l'oubli, mais ils ne connaîtront pas le charme d'entendre une musique d'enfance, de l'entendre comme il était parlé par ceux que nous avons connus, ceux qui le parlaient comme leur première langue, leur langue tout court. Ce charme, qui agit quand nous l'entendons, et même quand nous "l'entendons" en le lisant, c'est l'accent, le décor, les vêtements, les objets qui faisaient le quotidien, les travaux, les habitudes, les moeurs, la pêche, l'odeur des mareyages, celle des "caudières"; ce sont les dictons, les plaisirs, les corvées,etc. Nous l'avons connu vivant, et c'est ainsi que nous le retrouvons quand nous le pratiquons. Chét' i' point vrè, Adjite?
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