Hugo par Gaétan Picon - Quelle ne serait pas la taille de Victor Hugo, si la fin du siècle n'avait vu naître ni Baudelaire, ni Rimbaud, ni Mallarmé.
lundi 22 juin 2026
vendredi 4 juillet 2025
Amour et beauté
Prenez la plus belle femme; comme la beauté absolue n'est pas de ce monde, un jour viendra toujours où vous sentirez un vide. Ce vide, vous le sentirez moins si vous avez comblé la distance qui sépare la beauté de votre femme de la beauté rêvée, avec de l'amour sain et noble. Or, qu'importe que cette distance soit plus ou moins grande, quand votre amour est assez vaste pour la remplir.
Mallarmé, Correspondance, 1862-1871.
vendredi 2 mai 2025
Bleu (1)
Dans quel bois rêve ensevelie
La pervenche où tu pris tes yeux?
Mallarmé, À une petite laveuse blonde.
dimanche 27 avril 2025
samedi 22 février 2025
Amour (237)
L'expérience amoureuse, si risquée qu'elle puisse être par ses aspects d'hypnose et d'inféodation à un autre aimé et idéalisé, est notre seul pari face à la mort. C'est parce qu'il y a de l'autre - qui me met en crise - que je vis autrement que si j'étais un calme bloc ici-bas chu d'un désastre obscur*...
Julia Kristeva, in L'infini n°5 (84), Les looks sont entrés dans Paris.
*Citation d'un vers de Mallarmé (in Le tombeau d'Edgar Poe)
mercredi 15 novembre 2023
Figures (2865)
[...] Et alors, j'ai retrouvé plus tard, dans un texte de l'apôtre saint Jacques, un passage qui répond exactement à cette question de Mallarmé. (À suivre)
Claudel, ib.
mardi 14 novembre 2023
Figures (2864)
Je me rappelle toujours un certain soir où Mallarmé, à propos des naturalistes, de Loti ou de Zola, ou de Goncourt, disait: "Tous ces gens-là, après tout, qu'est-ce-qu'ils font? Des devoirs de français, des narrations françaises. Ils décrivent le Trocadéro, les Halles, le Japon, enfin tout ce que vous voudrez. Tout ça, ce sont des narrations, ce sont des devoirs."
Je crois que c'est intéressant de voir cette remarque dans la bouche d'un homme qui était lui-même professeur. Il était professeur d'anglais. Et alors, c'est là où la remarque est importante. Moi, il m'a dit: "Ce que j'apporte dans la littérature, c'est que je ne me place pas devant un spectacle en disant: "Quel est ce spectacle? Qu'est-ce que c'est?", en essayant de le décrire autant que je peux, mais en disant: Qu'est-ce que ça veut dire?" (À suivre)
dimanche 15 janvier 2023
Écrire (77)
Sait-on ce que c'est qu'écrire? Une ancienne et très vague mais jalouse pratique, dont gît le sens au mystère du cœur. Qui l'accomplit intégralement, se retranche.
Mallarmé, Conférence de Bruxelles du 11/02/1890.
lundi 26 décembre 2022
Écrire (67)
Mallarmé, à Daudet qui s'étonne de son obscurité: "Écrire, n'est-ce pas mettre du noir sur du blanc?"
34.128
lundi 7 novembre 2022
Azur (2)
La seule occupation d'un homme qui se respecte est à mes yeux de regarder l'azur en mourant de faim.
Mallarmé, Correspondance (Gallimard, 1862-1871, p. 118.)
dimanche 6 novembre 2022
Azur (1)
De l'éternel azur la sereine ironie
Accable, belle indolemment comme les fleurs...
Mallarmé, L'azur.
vendredi 4 novembre 2022
Figures (2605)
Le XIXe siècle, avec Chateaubriand, a débuté par la poésie de la religion. Il se clôt avec Mallarmé et ses disciples par une religion de la poésie.
Thibaudet
mercredi 2 février 2022
mercredi 27 janvier 2021
Art (187)
La seule occupation d'un homme qui se respecte est à mes yeux de regarder l'azur en mourant de fin.
Mallarmé, Correspondance.
mardi 26 janvier 2021
samedi 17 octobre 2020
Art (85)
L'art, pour moi, doit se tenir aussi éloigné que possible de la "forme" et de la "réalité", ces deux extrêmes (ou extrémismes), dont l'une est "vision sans rien" et l'autre "rien sans vision", pensée vide et plein impensé. Ces deux terminaux de l'art sont aussi les deux fins fonds de de la littérature moderne depuis Mallarmé et Zola.
mardi 4 février 2020
Figures (772)
Gaétan Picon, L'écrivain et son ombre.
mercredi 25 décembre 2019
Figures (731)
vendredi 8 mars 2019
Estacadres (572)
Mallarmé, Correspondance, 1862-1871, Gallimard, p.53.
jeudi 7 mars 2019
Estacadres (571)
Mallarmé, Correspondance,Gallimard (Recueil d'Henri Mondor), p.243.