(Suite du 1950) - Il lui aura fallu passer par le "faux" - du moins nommé tel selon les canons du "naturel" - pour atteindre le vrai. D'où le superbe paradoxe de son œuvre. La série de refus sur laquelle se fonde le travail de Robert Bresson, loin d'aboutir à un cinéma glacé, stratosphérique, restitue une émotion directe rarement atteinte ailleurs, et d'autant plus paroxystique qu'elle s'inscrit dans une scénographie et une dramaturgie à l'économie maximale. A cet égard, et contrairement à une idée assez répandue, les personnages de Robert Bresson sont tout sauf désincarnés. (A suivre)
Alain Philippon, in Libération (supplément gratuit au n° 1097, déc. 1984).
lundi 26 avril 2021
Figures (1951)
Inscription à :
Publier les commentaires (Atom)
Aucun commentaire:
Enregistrer un commentaire