Au XXIe siècle, ce n'est pas tant la langue (la française et tant d'autres) qui est menacée, mais la part d'absolu qui réside dans le Verbe. Les débats sur l'école, en France, où une minorité cherche à préserver la Poésie (on dit, par pudeur, "littérature"), se trompent parfois d'adversaire. Le danger n'est ni l'hermétisme, ni le formalisme du nouveau roman, ni le nombrilisme ou la naïveté, ni la linguistique, mais la paresse, le dégoût d'apprendre, la croyance collective soit en l'argent, soit dans quelque religion mortifère, l'appétit pour la distraction sotte et le rire gras. Si le pouvoir laisse les médias, d'essence publicitaire, construire la personnalité enfantine, l'école ne peut plus être que thérapeutique. Ce serait à un "ministère de la Santé mentale" de s'en occuper. En trichant avec les forces de la "geste" mondiale, avec la sale Histoire, l'institution en confirme les effets et la "chanson" devient inaudible. Plus encore que la mort d'une langue, catastrophe collective identitaire, il faut craindre celle des valeurs de l'anti-destin, qu'André Malraux identifiait à l'art et qu'on aimerait centrer sur la "chanson", l'art du langage poétique.
Alain Rey, L'amour du français, Denoël, p. 233.
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mercredi 26 septembre 2018
Langue française (20)
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lundi 11 septembre 2017
Dicodrome (23)
Distractation - 1. Diversion opérée par un comparse au cours d'une négociation délicatement entourloupée.
2. Spectacle d'accompagnement propre à tromper l'attente ou à pallier l'ennui d'un marchandage ou de pourparlers. (Souvent léger).
2. Spectacle d'accompagnement propre à tromper l'attente ou à pallier l'ennui d'un marchandage ou de pourparlers. (Souvent léger).
vendredi 27 septembre 2013
Dicodrome (7)
Pensivité (n.f.) - "C'est la pensée quand on ne pense à rien, qu'on laisse filer, qui est proche de ce qu'on appelle la distraction : on dira d'un élève qu'il est distrait parce que justement il regarde les mouches voler, ou le merle qui chante dans le marronnier de la cour. Il y a pourtant là de la pensée qui circule. C'est cette pensivité que je reconnais dans le regard des animaux sur nous ou sur le monde."
Jean- Christophe Bailly, Le Versant animal.
Vulvnérable (adj.) - 1) Dont le point faible est spécifiquement féminin.
2) Se dit d'une femme qui succombe facilement à la tentation libidinale.
Jean- Christophe Bailly, Le Versant animal.
Vulvnérable (adj.) - 1) Dont le point faible est spécifiquement féminin.
2) Se dit d'une femme qui succombe facilement à la tentation libidinale.
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